Notre premier cours d’éducation canine

Lorsque Bulle est arrivée à la maison, je souhaitais rejoindre un club d’éducation canine, d’une part pour apprendre comment l’éduquer un minimum et de l’autre pour la phase de socialisation. Ne voulant pas trop m’éloigner de la maison, je n’ai pas voulu suivre des conseils donnés concernant le choix du club et de sa méthode. J’ai préféré en tester un dont on m’avait parlé, à 10min de chez moi. A l’époque, je ne savais pas ce qu’était un club en méthode douce ou en méthode traditionnelle. Je vous laisse deviner laquelle des deux méthodes était employée pour notre premier cours avec Bulle… Et c’est en à peine une heure de cours que j’ai pu constater ces points qui m’ont déplu et qui m’ont fait réaliser que nous n’y avions pas notre place :

  • La laisse du chiot ne peut pas être attachée au harnais mais au collier;
  • Il faut utiliser une laisse courte;
  • Si le chiot n’écoute pas et refuse les friandises c’est certainement que je l’ai nourrie avant le cours.
  • Si le chiot nous mordille, il faut lui mordre l’oreille pour lui faire comprendre qu’il ne peut pas mordiller;
  • Pour le rappel du chien, on ne peut pas l’appeler par son nom.

Après ce cours, j’avais un sentiment de contrainte. L’éducateur m’a imposé certaines choses avec lesquelles j’étais en désaccord et auxquelles j’ai dû céder pour continuer le cours. Pour commencer, je n’attache jamais mon chien à son collier. C’est un choix personnel et je préfère lui faire porter un harnais. Ensuite, la laisse que j’utilisais était une laisse d’apprentissage d’à peu près 1,50m, donc de taille moyenne et devenue trop courte pour le club d’éducation suivant. Bulle n’avait pas été nourrie avant de participer à ce cours. C’était juste un jeune chiot qui participait à son premier cours d’éducation et qui avait envie de jouer, de découvrir… il y a plusieurs facteurs qui font qu’un chien/chiot n’est pas réceptif… c’était trop facile de dire que c’était de ma faute.

Comme la plupart des gens adoptant leur premier chiot,  à la question de l’éducateur « Rencontrez-vous des problèmes avec votre chiot« , j’ai posé la question que presque tout le monde pose : « Mon chien me mordille, que dois-je faire?« . C’est là que l’éducateur m’a conseillé de mordre l’oreille de mon chien… Sur le moment, face à une personne censée être expérimentée pour nous conseiller, nous sommes en droit de nous demander si elle n’a pas raison, si l’on ne devrait pas essayer d’appliquer ses conseils. Pourtant je n’ai jamais voulu agir comme cela. Aujourd’hui, je pense à toutes ces personnes qui écoutent les conseils d’un éducateur canin et qui les appliquent, sans même se demander si d’autres solutions plus positives ne seraient pas plus bénéfiques. Bien sûr, il y à des gens à qui cette méthode convient très bien … mais je reste persuadée qu’elle n’est pas la meilleure pour nos compagnons à quatre pattes. En tout cas pour Bulle et moi, ce fut le seul cours en méthode traditionnelle auquel nous avons participé. Et je sais que nous n’y avons pas vécu le pire.

La semaine suivante je me rendais au club dont je suis membre depuis 2016 et c’est un réel plaisir de participer aux cours.

Syrah et ses amis en séance de jeu

Ma rencontre avec ce grand monsieur

J’ai commencé cet article en expliquant que je ne connaissais pas la différence entre les deux méthodes mais je connaissais au moins une chose en positif : le clicker training. Lorsque je vivais toujours chez maman, elle éduquait ses chiens avec cette méthode. J’étais donc déjà munie de mon clicker et de friandises pour ce premier cours en méthode douce.

Au loin, j’ai aperçu ce grand monsieur à la mine sympathique nommé Patrick, l’éducateur canin. Durant ce cours, Il n’y a eut de contrainte ni pour Bulle, ni pour moi. Je pouvais l’attacher où je le souhaitais, le mieux étant de  laisser la laisse la plus longue possible et de ne pas tirer dessus. Ce fut un chouette moment entre Bulle et moi. Il y avait un temps pour apprendre, et un temps pour jouer avec les autres chiots.

Nina en apprentissage au club d’éducation Robert Lebaron

Lorsque les chiens sont en liberté, c’est là que Patrick partage ses précieux conseils sur les chiens en général, puis sur la méthode d’éducation, notamment comment travailler le chien à la maison.Finalement, si le chien n’écoute pas bien en cours, ce n’est pas grave. Le principal c’est avant tout l’apprentissage de l’humain à faire les exercices correctement afin d’être répétés à la maison.

J’apprécie énormément cette méthode et l’ambiance qui règne au club… alors après plusieurs mois, lorsque Patrick a cherché des personnes intéressées d’apprendre son métier afin de l’aider en tant que moniteur, j’ai répondu présente. J’écoute ses conseils, j’essaye de les appliquer au mieux et de maîtriser cette méthode qui semble si facile et pourtant qui demande autant de réflexion de la part du maître que de la part du chien. Pour une forte tête comme moi, la remise en question n’est pas toujours évidente, alors cette philosophie de vie qu’est la méthode positive m’offre également la possibilité de faire un travail sur moi-même.

Tia dans le jeu entre deux exercices

Témoignages

Convaincue par la méthode positive, je me suis demandée si d’autres membres du club avaient, eux aussi, test une autre méthode. J’ai recueilli pas mal de témoignages qui ne font que renforcer ma conviction. J’ai souhaité vous en partager quelques uns :

« J‘ai opté pour la méthode douce avec ma chienne Twisty car j’ai vu ce qui se faisait en méthode traditionnelle et ça m’a vraiment dégoûtée (…) voir des chiens se faire tirer par le collier pour avancer, recevoir des coups de sonnette et des jets de citronnelle quand ils n’écoutent pas et obliger les maîtres à utiliser des colliers à piques , ça ne me tente pas du tout ! Chaque chien mérite qu’on le respecte et qu’on le traite avec humanité (…) Combien de fois faudra-t-il faire comprendre aux gens que traiter un animal avec douceur et amour, et non lui faire peur pour qu’il écoute, nous apportera son respect et une certaine complicité avec lui ! » Amelyne

« J’ai fait du traditionnel avec mon Boxer, Quito. (…) il n’avait pas vraiment l’envie d’apprendre.  . Il ne pouvait pas dire bonjour à ses congénères et n’était pas vraiment socialisé (…) un apprentissage  dont il avait pourtant besoin. Après avoir réagi face à l’agression d’un autre chien, Quito fut forcé de porter une muselière, ce qui a empiré les choses. Il ne se sentait pas bien et a rencontré beaucoup de soucis avec les autres chiens. Grâce à la socialisation qu’il a eut au club Robert Lebaron, il a appris les codes canins et les comprend plus vite. En méthode traditionnelle, un étrangleur et une laisse courte étaient obligatoire. Ici on peut choisir : collier ou harnais. Aujourd’hui, mon chien est plus heureux et moi aussi. L’apprentissage est plus relax. Avant, je devais mettre mon chien sur le dos et je n’aimais pas de faire cela avec un boxer de 36kg qui ne se laissait pas faire (…). Là où j’habitais c’était le club le plus recommandé. Alors lorsque tu adoptes ton premier chien, tu ne te poses pas trop de questions et tu y vas. Et quand ça ne va plus, il n’y à plus personne pour t’aider… » Mars

« Je vais au club traditionnel depuis plus de vingt ans (…) mais pas de colliers étrangleurs, ni sous la contrainte physique, ni réprimandes… cela ne me correspond pas (…) je n’obtiendrais rien d’eux sous la manière forte (…) jusque là pas de déclics pour moi.
Puis j’ai eu Falyah. Elle s’est avérée être un chiot différent, déjà réactive en laisse. Pareil : pas de colliers étrangleurs, toujours le harnais.
Contrairement à Argan, je remarque que Falyah ne gagne pas en confiance par rapport à ses congénères, particulièrement en laisse. Elle bosse super bien mais… cela commence à ne plus être en accord avec le confort que je veux pour mes chiens et moi. J’ai ,malgré tout, de la chance par rapport aux autres, on me connaît, on connaît mes principes et donc on me respecte ainsi que mes chiens, pas le cas pour  « monsieur tout le monde » qui n’y connaît rien et fait confiance. (…) Beaucoup de tension et de stress autour du terrain. Logique, nous avons ordre de tenir nos chiens court afin qu’ils n’aient pas de contact physique avec les autres. On peut imaginer le message que nous faisons passer aux chiens… (…). Arrivés sur le terrain, la tension est palpable entre certains chiens. Ouf, on ne les lâche pas: à coup sûr, c’est le carton.
Certains se fâchent durement sur leur chien. Pas de coups mais plaquage au sol, parfois. Je ne leur en veux pas, ils ne savent pas. Il faudrait que quelqu’un leur explique. Les gens n’ont pas toujours conscience du mauvais message qu’ils font passer à leur chien, pensant seulement bien faire… J’en veux plus aux moniteurs qui sont censés apprendre aux gens ce qu’est un chien, ce qu’est une attitude, un comportement…et là, rien!
Une fois en cours adulte, les chiens n’ont plus de contact entre eux, plus d’échanges… J’avais la chance d’être dans un groupe où le moniteur refusait le collier étrangleur à pics mais ce n’est pas le cas dans tous les niveaux.
J’ai vu des attitudes pas chouettes du tout , certains moniteurs refusent ces comportements, d’autres non ( parce qu’ils sont ignorants autant que les membres).
(…) on agit physiquement sur un comportement mais il n’y a jamais de recherches à comprendre le comportement du chien, ni d’explications sensées auprès des maîtres, bien souvent dépassés. On agit par habitude, pas coutume mais pas par connaissances de l’animal (…) on pousse sur l’arrière train du chien pour l’asseoir, on met son pied sur la laisse pour l’obliger à descendre pour le coucher, des coups de sonnettes pour la marche au pied,..mais précision: il y a de la récompense alimentaire tout de même.
(…) Je vois des chiots de cinq mois arriver avec des colliers à pics. C’est normal! Personne ne réagit! Je me demande toujours ce que les maîtres comptent leur mettre quand ils seront adultes…
(…) On peut conclure que tout ce qui est langage du chien, comportement, réflexion, n’est pas ou très peu le fil conducteur des clubs dits traditionnels. La complicité entre l’homme et l’animal est réduite à son minimum.
J’ai donc décidé pour Falyah d’aller dans un club en positif pour lui réapprendre à communiquer et à circuler sereinement parmi ses congénères sur un terrain (qui était devenu un endroit anxiogène) car pour moi, il est essentiel et plus important d’avoir un chien à l’aise avec d’autres chiens avec une bonne communication que d’avoir un petit soldat coupé de son monde canin. (…) Chacun sa route, chacun son chemin et tous à son propre rythme. » Kathleen

« Là où j’habitais tout le monde me parlait d’un club qui était proche de chez moi. Je n’avais pas encore mon chiot border collie. Ce qui m’a marqué quand je suis allée voir pour la première fois un cours, c’était les gens qui hurlaient sur les chiens les positionnaient en rang d’oignon. Je n’avais pas un bon feeling. (…) il y a un truc que j’ai toujours retenu : plus tu cries moins ils t’écoutent. Bref je me retrouve à chercher un autre club sur internet puis à passer 3 fois devant  sans trouver l’entrée. Quand enfin je me gare, je n’entends rien. Pas un cri, pas un aboiement…juste des clics et encore des clics pour finalement voir des gens avec des chiens qui jouent ensemble. Un grand monsieur m’a accueillie et je l’ai trouvé sympa. Donc je suis revenue avec mon premier border, Néo et c’était super. (…) Et puis j’ai eu mon accident avec mon ami poilu et il est parti beaucoup trop jeune. Quelques mois se sont écoulés et Patrick, victime de son succès, recherchait des aidants. Je me suis lancée pour l’aider et surtout pour qu’il m’enseigne les bases. Mieux, ce club m’a permis de sortir la tête hors de l’eau car je culpabilisais beaucoup de la mort de mon chien. Et les mois passant, j’ai repris goût à avoir un contact avec un chien et surtout à surmonter ma culpabilité. J’ai repris un border, un petit fauve prénommé Syrah et je suis ,comme mon chien, toujours impatiente de retrouver le club le samedi car la méthode est géniale et les gens sont super. Pour qu’un chien s’éclate il faut que le maître s’éclate avec lui. » Sophie

Soyez un guide pour votre compagnon

Ce n’est pas sans raison que j’ai choisis comme slogan pour Quoi ma truffe : « Soyez un guide pour votre compagnon ». Il révèle le choix d’une méthode d’éducation que j’affectionne beaucoup, qu’à l’époque je ne connaissais que très peu et que je ne prenais pas au sérieux. Bien plus qu’une méthode, c’est une philosophie de vie.  Pour ceux qui seraient novices en matière d’éducation canine, vous devez savoir qu’il y a plusieurs méthodes. Dans cet article je vais en distinguer deux, ce qui va permettre de comprendre pourquoi en choisir une plutôt qu’une autre.

La Méthode traditionnelle

La méthode dite traditionnelle, que l’on peut également appeler coercitive (donc qui agit par contrainte)  permet ,certes, d’obtenir des résultats rapides mais elle peut engendrer des dommages collatéraux  avec un chien qui finit par obéir par la peur d’une sanction ou d’une punition. On récompense le comportement souhaité et on sanctionne dans le cas contraire. C’est ce que l’on appelle une punition positive, c’est à dire ajouter quelque chose que le chien ne veut pas (laisse ou collier étrangleur, bruits qui font peur, utilisation de la force,…). Cette méthode utilise des colliers et laisses coercitifs (colliers étrangleurs ou électriques , laisses étrangleuses,… ) et se base sur la théorie de la dominance: une théorie actuellement dépassée et  contestée par de nombreux scientifiques qui étudient le chien bien plus qu’auparavant. Il s’agit de comparer le chien à un loup (chef de meute, alpha roll, …) et d’agir avec lui en conséquence : ne pas le laisser manger avant vous, ne pas le laisser monter dans le canapé et surtout ne pas le laisser dormir avec vous, … bref, la liste est longue. Votre chien ne cherche pas à vous dominer. Tout n’est qu’une question d’éducation et de règles de vie. J’ai appris à ma chienne à ne pas quémander lorsque nous sommes à table. Alors, que je lui donne à manger avant ou après, cela n’a pas d’ importance. Si votre chien tire en laisse, ne vous sentez pas obligé de lui faire subir le port d’un collier coercitif. Il existe d’autres manières de remédier à ce problème (voir « 3 alternatives positives au collier étrangleur » sur le blog Primitif Addict) . J’invite tous ceux qui croient encore en ce mythe qu’est la « dominance » à faire quelques recherches sur le sujet. Voici d’ailleurs un article très intéressant à lire : « Histoire de la théorie de la dominance…et quelques idées reçues ».

La méthode positive

Ensuite, il y a la méthode douce aussi appelée positive. Ici il s’agit de demander au chien de FAIRE quelque chose et de mettre en action ses propres capacités, de le faire réfléchir. Comme je le disais plus haut, c’est une philosophie, une manière de vivre avec son chien. C’est une méthode basée sur l’encouragement, la motivation et le plaisir dans le but de construire une relation de confiance entre un chien et son humain. Grâce au renforcement positif, on augmente la probabilité qu’un comportement se reproduise avec des plaisirs et des gratifications. Grâce à la punition négative, on augmente la probabilité qu’un comportement disparaisse ou ne se reproduise pas. Dans notre vie quotidienne, nous sommes toujours plus motivés lorsque nous recevons des gratifications/récompenses que si nous souhaitons juste éviter une sanction ou un désagrément. C’est pareil pour votre chien ! Le maître n’est plus un dominant mais devient un guide qui stimule le chien. C’est une méthode où tout objet coercitif est proscrit! C’est tout simplement une méthode moderne qui est le fruit de nombreuses études effectuées ces cinquante dernières années. Ici, c’est au maître à se remettre en question constamment … et c’est peut-être ce qui gène autant de gens. La remise en question n’est pas toujours chose facile!

Faite le meilleur choix pour vous et  votre compagnon

Lorsque je parle de la méthode positive, j’ai toujours droit à ce genre de commentaires :
– « ça a marché avec mes chiens. »
– « ça n’a jamais tué un chien. »
– « Mon chien est heureux ».
– « Mon chien en a besoin et je sais ce qui est bien pour lui. »

C’est certain, agir avec votre chien en le prenant pour un loup (donc selon une théorie dépassée et réfutée) ne le tuera pas et ne le rendra pas forcément malheureux. Mais prenez le temps de vous poser ces quelques questions :

  • Comment considérez-vous votre chien?
  • Quel genre de chien voulez-vous à la maison (chien de famille, chien de garde,…) ?
  • Un chien heureux, c’est quoi ?
  • Une méthode qui marche est-elle bien pour autant ?

Chacun d’entre vous répondra différemment à ces questions. Selon vos réponses vous verrez par vous même si vous avez fait le bon choix pour lui, et même pour vous !

Illustration des deux méthodes. Merci à Margaux pour l’image

Mon chien, ce carnivore

Je souhaitais écrire cet article qui me tient beaucoup à coeur pour essayer de sensibiliser les gens sur l’alimentation de leurs chiens (ou même de leurs chats). J’ai pris plusieurs jours à essayer de me mettre d’accord sur la manière dont j’allais le rédiger. Un vrai combat avec moi-même ! D’un coté cette envie de convaincre, de l’autre cette peur de prendre un ton accusateur. Alors, à toutes les personnes qui liront ceci : mon but n’est pas de vous blâmer. Je souhaite juste vous partager mon expérience et mes pensées et pourquoi pas convaincre quelques-uns d’entre vous de vous tourner vers une alimentation plus adaptée pour vos animaux.

Je ne suis pas une pro du BARF. Encore maintenant il m’arrive de faire des erreurs sur ses rations et de les rectifier. C’est pourquoi dans cet article je ne donnerais pas de détails sur les rations que je donne à Bulle. Par contre, il existe des sites où se renseigner et je me ferais un plaisir de vous aider à chercher les informations dont vous avez besoin si vous me le demandez.

Prenez une minute de votre temps et regardez les dents de votre chien, ou même celles de votre chat. Á quoi ressemblent-elles ? Á de grandes dents carnassières avec des molaires en ciseaux prévues pour ingérer de la viande est des os, ou bien à des dents plates destinées à l’ingestion de végétaux ? Si les chiens et les chats ont une dentition (et un système digestif) de carnivore, pourquoi les nourrir avec des croquettes, entre autre essentiellement composées de céréales ? Un argument parmi tant d’autres …

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C’est tellement évident maintenant. Et pourtant, comme la grande majorité des gens, je donnais des croquettes. J’ai commencé par de grandes marques connues, celles que la plupart  des gens donnent à leurs chiens et qui sont recommandées par de très nombreux vétérinaires ou qui sont vendues dans toutes les grandes surfaces. Puis j’ai continué avec des croquettes plus méconnues, mais de meilleure qualité, sans céréales et avec plus de viande… une bonne alternative me semblait-il.

Mais Bulle, depuis son arrivée à la maison, avait des troubles gastro-intestinaux et elle commençait à se gratter souvent malgré les traitements anti-parasitaires. Nous allions presque tous les mois (des fois plus) voir le vétérinaire. J’ai changé trois fois de marque de croquettes, mais cela n’a jamais rien changé. Elle a traîné ses problèmes jusqu’à ses cinq mois, jusqu’à ce que je dise stop!

A partir de ce moment-là,  j’ai commencé à me renseigner sur un régime alimentaire dont j’avais entendu parler plusieurs mois auparavant : le « B.A.R.F« , une alimentation à base de viande crue. J’ai alors rejoins différents groupes sur les réseaux sociaux et acheté le livre « Je nourris mon chien naturellement » de Swanie Simon pour le lire durant mes premières vacances avec Bulle. Ce livre je l’ai dévoré et même si vous ne souhaitez pas passer votre chien au B.A.R.F, je vous le conseille vivement ! On ne peut pas s’imaginer tout ce que l’on trouve dans les aliments tout prêts et à quel point ils ne sont pas du tout adaptés pour nos toutous ! Après sa lecture, j’ai eu cette certitude qu’une fois passée à ce nouveau régime alimentaire, Bulle ne mangerait plus jamais de croquettes !

La première phrase qui m’a plu dans ce livre, c’est : « Reprenez en main l’alimentation de votre chien ». Lorsque l’on donne des aliments tout prêt, on ne s’inquiète que très rarement de savoir de quoi ils sont composés exactement. Tout comme pour notre alimentation. Personnellement, je n’ai jamais regardé la composition du plat préparé que je glisse dans le four. Mais ne devrait-on pas le faire ? Il est tellement facile d’ouvrir un sac de croquettes et d’en  donner à son chien. Tout comme il est plus facile d’acheter une barquette de nourriture industrielle dans un supermarché et de la réchauffer … il ne nous viendrait pourtant pas à l’esprit d’en faire notre alimentation de base. Á l’heure actuelle, il me semble que mieux manger (re)devient important, avec des aliments frais, variés et de saisons. Alors, pour Bulle, nous souhaitons la même chose. Avec cette alimentation appropriée et naturelle, je sais exactement ce que mon chien va manger. J’ai repris en main son alimentation !

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Et qu’en est-il des questions qui se sont posées à moi au sujet du BARF? C’est grâce à l’aide apportée sur les réseaux sociaux et sur les différents sites web existants que j’ai pu me rassurer. J’ai l’intention d’y dédier un article, mais en attendant  je vous conseillerais juste de lire « Je nourris mon chien naturellement » de Swanie Simon et de vous rendre sur le site de BARF-ASSO. Vous y trouverez un tas d’informations qui m’ont beaucoup aidées et rassurées. Et si vous êtes actifs sur les réseaux sociaux, rejoignez le groupe BARF-ASSO. Les administrateurs se feront un plaisir de vous aider ! J’ai également trouvé beaucoup d’articles intéressants sur Tribu-carnivore.

Une des raisons qui empêche les gens de se lancer dans le BARF, c’est la complexité. Lorsque l’on débute, tout cela nous semble très compliqué. On trouve des informations différentes partout et on ne sait plus sur lesquels se baser. Ce qui a été mon cas !  Alors, si je peux vous donner un conseil : basez vous sur une source d’information. J’ai fait l’erreur de changer trois fois de source, ce qui m’a complètement embrouillé et cela peu vite dégouter du BARF. Je suis finalement restée sur  BARF-ASSO et je pose mes questions sur leur groupe Facebook. Au début je notais tous les calculs de rations dans un carnet avec chaque transition. Á présent j’utilise leur calculateur de ration pour savoir ce que je dois donner à Bulle et en quelle quantité et je note tout sur un tableau dans la cuisine.

A présent, le BARF est devenu bien plus simple qu’au début pour moi. C’est un peu lorsque l’on veut entamer un régime. C’est toujours compliqué de calculer ses rations et de savoir ce que l’on peut manger. C’est pareil avec le BARF. Mais je ne me suis jamais découragée car je suis persuadée que j’ai fait le bon choix. Bulle est en parfaite santé, elle n’a plus jamais eu de soucis gastro-intestinaux, elle ne se gratte plus et prend énormément de plaisir à manger. D’ailleurs, elle n’a plus jamais mis une patte chez le vétérinaire non plus…

Si le passage au BARF vous intéresse, n’hésitez pas ! Informez-vous et lancez-vous. Vous ne le regretterez pas ! 

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Mon petit bonheur

Depuis toute jeune, j’ai toujours vécu avec des chiens à la maison. Ma mère étant amoureuse des cockers anglais, nous en avons eu quelques- uns. À l’époque je ne m’intéressais pas spécialement à leur éducation ni à  leur alimentation. Je laissais tout ce soin à ma mère. Puis un jour j’ai quitté le nid, j’ai voulu adopter mon chien et c’est là que tout a changé ….

Il y a six mois, j’ai adopté mon bébé chien, Bulle. C’est un berger australien,  ma Bulle d’amour ! Un choix un peu « stratégique » au départ, puis surtout un coup de cœur à l’élevage sur cette petite boulette qui mangeait mes lacets de chaussures tout en paraissant un peu plus calme que les autres.

Mais finalement, Bulle c’est un chiot ! À la maison elle reste fort calme, elle fait quelques bêtises par ici et là… rien d’alarmant et nous n’avons pas vraiment à nous plaindre. Mais une fois qu’elle passe le pas de la porte, elle pète le feu, elle ne tient plus en place. Certains pensent qu’elle est difficile à gérer et il est vrai que parfois elle me met en colère. Mais à la maison c’est un charme … Le fait qu’elle n’y ait pas beaucoup d’espace pourrait en être la cause. Une fois qu’elle est en balade, dans un grand jardin ou à l’éducation canine, elle se lâche pour mon plus grand plaisir. Je sais qu’elle en a besoin, que malheureusement nous n’avons pas beaucoup d’espace pour qu’elle se dépense et que les sorties ne suffisent pas toujours. Dans quelques semaines nous déménageons dans une plus grande maison avec un grand jardin… Nous avons hâte !

Son truc à Bulle, ce qu’elle aime par-dessus tout, ce sont les autres chiens. Quand elle en aperçoit un, elle ne pense qu’à une chose : aller lui dire bonjour et surtout pouvoir jouer avec lui ! Peu importe la taille du chien, petit ou grand, elle applique les codes canins pour faire connaissance et une fois qu’elle a le feu vert, c’est parti ! Et où pourrait elle mieux s’amuser qu’à l’école du chiot ? Depuis toute petite nous l’y emmenons. Elle a ses petites habitudes, ses copains généralement réguliers. Elle s’y sent totalement à l’aise et en confiance. Pas toujours facile de la faire travailler d’ailleurs !

C’est un chien bien dans sa tête et très sociable. Du moins jusqu’à nos vacances au mois d’août dernier. À ce moment elle venait d’avoir cinq mois. Il a du s’y passer quelque chose qui nous a échappé … Depuis ces fameuses vacances, elle a peur des gens. Enfin… aucun soucis avec les gens qu’elle a l’habitude de côtoyer. Par contre, si je vais la promener dans la rue et que l’on tombe sur un voisin, elle fuit ! Si des inconnus entrent à la maison, elle aboie et se cache. Cela arrive quand la personne tente une approche directe et même lorsqu’elle en voit certains de loin. Ils n’ont même pas le temps de bouger le petit doigt qu’elle fuit en sens inverse, direction la maison. Et je n’ai pas d’autres choix que de la suivre jusqu’à temps qu’elle s’arrête… la petite maligne sait comment se retirer de son harnais…

Aujourd’hui Bulle a huit mois et son soucis de comportement, je l’ai abordé avec Patrick, son éducateur canin. Il m’a donné plusieurs conseils à appliquer  pour régler ce problème qui pourrait empirer. J’essaye de suivre au mieux ses conseils et je vois parfois quelques petitesaméliorations. Je tente de rester confiante et positive car c’est une petite chienne extra et ce serait tellement dommage si ce soucis devait persister.

Vous l’aurez compris, Bulle c’est ma partenaire, ma meilleure amie, mon petit bonheur. Des enfants je n’en ai pas. J’ai Bulle et c’est parfait comme ça. Je m’implique au mieux dans son éducation, dans sa santé et j’ai des projets avec elle pour qu’elle reste active un maximum. Dans tout cela, il ne lui manque qu’une seule chose : un copain ou une copine 😉